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Message
- Erreur
| Le campus de l'Université d'Abomey Calavi fortement militarisé |
| Écrit par Marc David Molli |
| Vendredi, 18 Mai 2012 12:31 |
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Les activités académiques à l’Université d’Abomey-Calavi sont aux arrêts. Quatre jours après l’affrontement entre forces de sécurité et étudiants, l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) est fortement militarisée et les activités pédagogiques sont bloquées. Policiers et gendarmes en état d’alerte maximum. Le campus d’Abomey-Calavi est quadrillé par les forces de sécurités prêtes à matraquer de quelconques manifestants. La tension est très vive à l’UAC quatre jours après de violentes altercations entres forces de l’ordre et étudiants. Et les couteaux sont loin d’être rengainés entre les deux parties qui se regardent en chiens de faïence. La conséquence de cette situation délétère est la suspension des activités académiques sur le campus d’Abomey-Calavi qui expérimente actuellement l’une des plus courtes années académiques. En effet, l’année académique 2011-2012 entamée en février passée est prévue pour s’achever au plus tard fin juillet. Selon le calendrier académique en vigueur, cette année il n’y aura qu’une seule et unique session des examens de fin d’année. Et voilà la grève des étudiants vient de perturber le déroulement normal des activités pédagogiques. En clair, les conditions d’une année académique bâclée sont réunis encore que les autorités rectorales peinent à respecter le deadline des inscriptions jusqu’à cette date. Il faut noter que cette ambiance de crise est née des suites d’un incident malheureux survenu à l’occasion d’une sortie pédagogique. Un incident marqué par une bagarre entre un enseignant et son étudiant soldée par la bastonnade du professeur. Déféré au tribunal de première instance d’Abomey-Calavi, l’étudiant bagarreur a eu le soutien de ses collègues qui se sont vus refuser l’accès à la salle d’audience par le Procureur de la République. Incontrôlé, le chef de file des étudiants manifestants en faveur de leur camarade en détention a tenu des propos jugés outrageant par le Procureur de la République. C’est ainsi que l’autorité judiciaire demanda l’arrestation de l’auteur de cette insolence. Les manifestants se sont alors repliés sur le campus essayant ainsi d’empêcher l’arrestation de leur chef de file, sieur André Assè. Il s’en suivit une course-poursuite puis à de violentes altercations entre forces de sécurité et étudiants. Bilan : plus de 300 étudiants ont été mis aux arrêts, un policier sauvagement molesté et des dégâts matériels et financiers non encore évalués. C’est ans ces circonstances que les activités académiques se trouvent bloqués à l’Université d’Abomey-Calavi. |
