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90% des femmes espagnoles se disent joueuses, selon l’école de commerce EAE

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PARIS, le 16 juin (Bénin Actu/EP) –

90 % des Espagnoles disent jouer à des jeux vidéocontre 91 % des hommes qui se disent joueurs, ce qui confirme la montée en puissance des femmes dans la population des joueurs.

En 2021, l’industrie du jeu vidéo a évolué de plus en plus vite. 156 milliards de dollars dollars américains (environ 149 000 millions d’euros), selon les données de Statista mentionnées dans l’étude « Gaming, eSports and Streaming from a gender perspective », réalisée par l’EAE Business School et envoyée à Europa Press.

En Espagne, les recettes du secteur sont passées de 894 millions en 2009 à 691 millions en 2013 en raison de la crise économique. Depuis lors, le chiffre d’affaires n’a pas cessé de croître et, en 2021, il s’élevait à 1 954 millions, avec la perspective de… 2 391 millions en 2024.

L’essor de l’industrie contraste avec l’intégration des femmes dans les emplois qu’elle génère. En 2020, 77 % des travailleurs seront encore des hommes, selon le livre blanc sur le développement des jeux vidéo en Espagne.

De l’autre côté de l’écran, la réalité change. L’EAE Business School a réalisé deux enquêtes : l’une auprès de 500 femmes espagnoles âgées de 18 à 30 ans, et l’autre auprès de 530 étudiants de ses campus de Barcelone et de Madrid, dont 251 étaient des hommes, 261 des femmes et 18 appartenaient à d’autres genres.

La première enquête met en évidence que 83 % des femmes disent consommer des jeux vidéo, et parmi les 17 % restants, 80,23 % disent jouer à des jeux vidéo. le feraient s’il existait une gamme de titres plus adaptés à leurs goûts.

C’est ce que confirme la deuxième enquête, selon laquelle 90 % des femmes sont des « gamers », c’est-à-dire qu’elles jouent à des jeux vidéo, contre 91 % des hommes et 72 % des personnes des autres sexes.

En ce qui concerne leurs dépenses en jeux vidéo, 70 % des joueurs masculins optent pour des jeux payants, contre 30 % pour les femmes. Par sexe, la différence la plus notoire entre ceux qui décident de payer se trouve dans la variable entre 40 et 50 euros, qui est menée par les joueuses (69%), et celle qui dépasse la barrière des 50 euros, avec une majorité masculine (71%).

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Les jeux vidéo ont tendance à être divisés par genre ou par typologie. Dans ce sens, 56 % des personnes interrogées lors de la première enquête ont opté pour les jeux de société.devant les jeux de stratégie (45%), de simulation (40%), de rôle (32%), de plateforme (29%), d’arcade ou 2D (27%), de course (26%), de musique (26%), de tir sans guerre (22%), de guerre et de combat (20%) et de sport (18%).

Lorsqu’il s’agit de jouer à des jeux, la principale motivation des personnes interrogées est le plaisir (97%), devant le fait de jouer parce que ce sont des jeux vidéo (81%), ce qui indique leur perception comme une forme de loisir en soi. Derrière, on trouve des options telles que la compétition (55,26%) et la socialisation (51,26%).

Les jeux vidéo sont un média capable d’inculquer des valeurs et des compétences qui vont au-delà du divertissement. La concentration, la créativité, le raisonnement, le travail d’équipe et le dépassement de soi sont les aspects qu’il favorise le plus, chacun d’entre eux recevant séparément l’approbation de plus de 80 % des personnes ayant participé à la deuxième enquête.


L’étude met en évidence deux variables selon le sexe : d’une part, le leadership, avec 51 % des femmes qui estiment que les jeux vidéo l’encouragent, contre 45 % des hommes. D’autre part, le développement de compétences technologiques, où 56 % des jeunes femmes interrogées estiment que les jeux vidéo les aident à développer ces compétences, contre 41 % des jeunes hommes.

SEULEMENT 23% DES FEMMES PARTICIPENT AUX ESPORTS

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Les eSports ou compétitions de jeux vidéo jouissent d’une popularité croissante. En effet, 85,09 % des personnes interrogées disent connaître les équipes et les joueurs, sans différence significative entre les femmes (46,50 %) et les hommes (51,27 %).

Qu’il soit considéré ou non comme un sport est un débat qui est également présent dans l’étude. 39,72 % des femmes les considèrent comme tels, contre 57,48 % des hommes. Ils (63 %) perçoivent également l’eSport comme une activité plutôt masculine, contre 36,96 % pour les femmes. Cependant, 87,26 % des personnes interrogées considèrent l’eSport comme une activité professionnelle convenant à tous les sexes.

Ces chiffres contrastent avec les 23 % de femmes qui admettent participer à des événements liés au sport électronique. La principale raison, en plus d’autres raisons (46%) est que la gamme de jeux vidéo proposée ne leur semble pas attrayante (35,75%), ils considèrent qu’il s’agit d’un marché de niche machiste (14,51%), que ce sont des jeux conçus pour les hommes (11,92%) ou ils estiment qu’il n’y a pas de modèles féminins (7,25%).

61,7 % DES FEMMES NE CONSOMMENT MÊME PAS UNE HEURE DE STREAMING PAR SEMAINE.

Le phénomène du streaming est également inclus dans l’étude. Selon l’enquête, 42,01 % admettent avoir assisté à un événement eSports en personne ou en ligne en 2021.

Le streaming d’événements eSports intéresse également 69,64 % des personnes interrogées. Parmi les 30,36 % restants, ceux qui ne sont pas intéressés, la majorité est féminine, avec 57,32 %.

Au-delà du tandem formé par le « streaming » et les « eSports », 60,86 % des personnes interrogées réclament davantage de contenu culturel et, dans ce pourcentage, la majorité (75 %) sont des femmes.

Par heures de visionnage de ce contenu, les hommes y consacrent plus de temps. Ainsi, 61,54 % d’entre elles consomment plus de onze heures de streaming par semaine, tandis que 61,7 % des femmes admettent qu’elles ne regardent même pas une heure par semaine.

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