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Certains antiviraux utilisés dans les cas de COVID-19 non sévères peuvent réduire les hospitalisations et les décès.

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PARIS, 29 juil. (Bénin Actu) –

Les médicaments antiviraux molnupiravir et nirmatrelvir-ritonavir (‘Paxlovid’), lorsqu’ils sont utilisés pour traiter le COVID-19 non sévère, réduisent très probablement le risque de progression ultérieure vers l’hospitalisation et le décès, selon une nouvelle recherche publiée dans le ‘CMAJ’ (Journal de l’Association médicale canadienne).

Comme la plupart des essais se sont concentrés sur les patients atteints de COVID-19 sévère ou critique, les chercheurs ont effectué une revue systématique et une méta-analyse pour connaître l’efficacité de ces médicaments dans le traitement de la COVID-19 non sévère.

« Étant donné que les médicaments antiviraux peuvent être plus utiles dans le cas d’une maladie non grave, cette étude comble une lacune importante dans les données probantes », déclare le Dr Tyler Pitre, de la division de médecine interne de l’université McMaster au Canada.

Les chercheurs ont identifié 41 essais impliquant 18 568 patients atteints de COVID-19 non sévère, dont la plupart étaient âgés de 36,5 à 65,5 ans. Par rapport aux soins standard ou au placebo, le nirmatrelvir-ritonavir a probablement réduit le risque d’admission à l’hôpital (46,2 admissions de moins pour 1000), et le molnupiravir a probablement réduit le risque (16,3 admissions de moins pour 1000).

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Ces résultats ont des implications pour les systèmes de santé et les directives cliniques, notent les auteurs.

« Nos résultats suggèrent que le nirmatrelvir-ritonavir pourrait être supérieur au molnupiravir pour certains résultats, ce qui a des implications pour les organisations, telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui sont en train d’élaborer des recommandations concernant le molnupiravir et le nirmatrelvir-ritonavir », écrivent les auteurs. Les systèmes de santé qui décident de l’approvisionnement en médicaments et des questions de coût devraient tenir compte de l’efficacité relative du nirmatrelvir-ritonavir par rapport au molnupiravir.

Dans un commentaire connexe, les auteurs notent les difficultés d’appliquer ces résultats aux patients actuels atteints de COVID-19. Plusieurs des essais sur lesquels se fonde l’étude ont été réalisés chez des patients non vaccinés qui avaient été infectés par la variante Delta.

Étant donné qu’une partie importante de la population canadienne est maintenant vaccinée et que beaucoup ont été infectés par la variante omicron, les médicaments pourraient être moins efficaces dans le monde réel.

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Les auteurs du commentaire appellent à des approches nationales et internationales pour générer rapidement des preuves dans un paysage pathologique en mutation.

« Au fur et à mesure que le virus et la dynamique de la population évoluent, il est nécessaire de poursuivre les recherches afin d’éclairer les décisions cliniques et politiques », écrivent le Dr Corinne Hohl de l’Université de Colombie-Britannique et du Vancouver Coastal Health Research Institute à Vancouver, en Colombie-Britannique, et le Dr Andrew McRae de l’Université de Calgary, en Alberta.

« Les essais sur plateforme adaptative et les grandes études observationnelles offrent les meilleures possibilités de générer des preuves opportunes de l’efficacité des thérapeutiques COVID-19 », ajoutent-ils.

Les auteurs concluent que « ces études peuvent être menées au Canada, mais doivent être soutenues par les financeurs de la recherche, les établissements de soins de santé, les dépositaires de données, les prestataires de soins de santé et les patients canadiens. »

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