Recyclage et économie circulaire : les nouvelles casses automobiles roulent plus vertes

Recyclage et économie circulaire : les nouvelles casses automobiles roulent plus vertes

Âahhh, la casse automobile ! Le paradis graisseux des bricoleurs débrouillards qui ne craignaient pas de mettre les mains dans le cambouis pour dénicher un alternateur presque neuf, à un prix défiant toute concurrence.

Mal cachés par des palissades sur le bord des routes, des cimetières à l’air libre de millions de voitures accidentées, rouillées, en fin de vie, hors d’usage, dans lesquels des fossoyeurs peu scrupuleux allaient désosser des carcasses pour vous extirper une optique de phare à moitié prix à peine abîmée. Le tout clapotant dans un bain d’huile de vidange, et une odeur de caoutchouc brûlé.

Mais ça, c’était avant. Du temps insouciant où la priorité était de faire pétarader son épave familiale fumante, où quelques francs suffisaient à remplir un réservoir insatiable, et où mettre sa ceinture faisait encore se gondoler les chauffeurs pendant le digestif, avant qu’ils ne retournent foncer sur les routes défoncées en pneus lisses.

Depuis, pour le meilleur paraît-il, la sécurité routière, les services des mines, la crise pétrolière (et autres crises en tout genres), les assurances, les constructeurs, le code de la route, le contrôle technique, le niveau de vie, les gendarmes et les législateurs sont venus mettre bon ordre dans tout ça. Désormais on est prié de rouler responsable dans une automobile régulièrement homologuée, en règle, sobre, économe et à la bonne vitesse. Bien coiffé dans une voiture propre, c’est encore mieux.