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La BPCO diminue mais reste un problème majeur de santé publique au niveau mondial

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PARIS, 29 juil. (Bénin Actu) –

Dans le monde, les maladies pulmonaires chroniques (MPOC) ont représenté plus de 212 millions de cas, 3 millions de décès et 74 millions d’années perdues pour cause de mauvaise santé ou d’invalidité en 2019, selon une analyse des dernières données provenant de plus de 200 pays et régions, publiée dans  » The BMJ « . Les résultats montrent que si les taux de BPCO ajustés en fonction de l’âge ont diminué au cours des trois dernières décennies, les chiffres absolus sont en augmentation, le tabagisme et la pollution atmosphérique contribuant à la majeure partie de la charge sanitaire, en particulier chez les hommes.

Et avec le vieillissement de la population, la BPCO restera un problème encore plus important à l’avenir, préviennent les chercheurs. La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est le nom d’un groupe d’affections pulmonaires courantes qui entraînent des difficultés respiratoires. Elle touche principalement les adultes d’âge moyen ou avancé qui fument ou ont des antécédents de tabagisme et, bien qu’elle soit évitable, une fois établie, elle ne peut être guérie.

Cependant, les estimations précédentes de la BPCO étaient limitées à des facteurs de risque spécifiques ou confinées à des zones locales et doivent maintenant être mises à jour.

Les chercheurs ont donc utilisé les données de l’étude Global Burden of Disease Study 2019 pour mettre à jour les estimations de la pré (cas), des décès et des années de vie corrigées de l’incapacité (AVCI) – une mesure combinée de la quantité et de la qualité de vie – dues à la BPCO pour 204 pays et territoires entre 1990 et 2019.

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Pour cette étude, la définition de la BPCO de la Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease (GOLD) a été utilisée. Les données ont été évaluées en fonction de l’âge, du sexe et de l’indice sociodémographique, une mesure qui permet de situer les pays ou les régions sur le spectre du développement, allant de 0 (les moins développés) à 1 (les plus développés).

Ses résultats montrent qu’en 2019, la BPCO a représenté 212,3 millions de cas, 3,3 millions de décès et 74,4 millions d’AVCI dans le monde. Lorsqu’ils sont classés par âge (standardisés pour l’âge), les taux de cas, de décès et d’AVCI étaient de 2 638, 42,5 et 926 pour 100 000 habitants, soit une baisse de 8,7 %, 41,7 % et 39,8 % par rapport à 1990, respectivement.

En 2019, le Danemark, le Myanmar et la Belgique présentaient les cas de BPCO normalisés selon l’âge les plus élevés, tandis que l’Égypte, la Géorgie et le affichaient les plus fortes augmentations des cas normalisés selon l’âge au cours de la période étudiée.

En 2019, le Népal et le Japon présentaient respectivement les taux de mortalité pour 100 000 normalisés par âge les plus élevés et les plus bas, et le Népal et la Barbade présentaient respectivement les taux d’AVCI pour 100 000 normalisés par âge les plus élevés et les plus bas.

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Chez les hommes, le taux global d’AVCI pour la MPOC a augmenté jusqu’à l’âge de 85-89 ans puis a diminué avec l’âge, tandis que chez les femmes, le taux a augmenté jusqu’au groupe d’âge le plus élevé (95 ans ou plus).

Le tabagisme était le principal facteur de risque d’invalidité liée à la BPCO, contribuant à 46 % des AVCI, suivi par la pollution particulaire environnementale (21 %) et l’exposition professionnelle aux particules, gaz et fumées (16 %).

L’une des raisons possibles de ce phénomène est que l’exposition à la pollution atmosphérique (la principale cause des maladies pulmonaires) augmente dans les pays dont l’indice sociodémographique est faible et diminue dans les pays dont l’indice sociodémographique est élevé, expliquent les chercheurs.

Tout en notant certaines limites de l’étude, ils affirment que celle-ci fournit des estimations actualisées et complètes des niveaux et des tendances associés à la BPCO et à ses facteurs de risque à l’échelle mondiale, régionale et nationale, entre 1990 et 2019.

« Malgré la diminution de la charge de la BPCO, la maladie reste un problème de santé publique majeur, en particulier dans les pays à faible indice sociodémographique », préviennent-ils. Les programmes de prévention devraient se concentrer sur le sevrage tabagique, l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des expositions professionnelles afin de réduire davantage la charge de la BPCO ».

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