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La vanille, l’un des parfums les plus populaires au monde

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PARIS, 6 avr. (Bénin Actu) –

Les odeurs que nous aimons ou n’aimons pas sont principalement déterminées par la structure de la molécule odorante spécifique. Une étude impliquant des chercheurs de l’Institut Karolinska (Suède) et de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni), publiée dans la revue « Current Biology », montre que les gens partagent leurs préférences olfactives indépendamment de leur origine culturelle.

« Nous voulions savoir si les gens du monde entier ont la même perception olfactive et aiment les mêmes types d’odeurs, ou s’il s’agit d’un apprentissage culturel », explique Artin Arshamian, chercheur au département des neurosciences cliniques de l’Institut Karolinska. Traditionnellement, elle a été considérée comme culturelle, mais nous pouvons montrer que la culture n’a pas grand-chose à voir avec elle.

L’étude montre que la structure de la molécule odorante détermine si une odeur est considérée comme agréable ou non. Les chercheurs ont constaté que certaines odeurs étaient plus appréciées que d’autres, quelle que soit l’appartenance culturelle des participants.

« Les cultures du monde entier classent les différentes odeurs de la même façon, quelle que soit leur origine, mais les préférences olfactives ont une composante personnelle, et non culturelle », explique le Dr Arshamian.

L’étude a été rendue possible par un réseau international de chercheurs collaborant à une combinaison unique de méthodes expérimentales et d’études de terrain.

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Le réseau était composé de chercheurs du Karolinska Institutet, de l’Université de Lund et de l’Université de Stockholm (Suède), de l’Université d’Oxford et de l’University College London (Royaume-Uni), de l’Arizona State University, du Monell Chemical Senses Center et de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis), de l’Université San Francisco de Quito (Équateur), de l’Université de Melbourne (Australie) et de l’Universidad Nacional Autónoma de México.

De nombreux chercheurs sont des travailleurs de terrain qui travaillent avec les populations indigènes. Pour la présente étude, les chercheurs ont sélectionné neuf communautés représentant différents modes de vie : quatre groupes de chasseurs-cueilleurs et cinq groupes pratiquant différentes formes d’agriculture et de pêche. Certains de ces groupes ont très peu de contact avec les denrées alimentaires ou les articles ménagers occidentaux.

Étant donné que ces groupes vivent dans des environnements odoriférants très différents, tels que la jungle, la côte, la montagne et la ville, nous avons capturé de nombreux types différents d' »expériences olfactives » », note Arshamian.

L’étude a porté sur un total de 235 personnes, à qui l’on a demandé d’évaluer les odeurs sur une échelle allant d’agréable à désagréable. Les résultats montrent des variations entre les individus au sein de chaque groupe, mais une correspondance globale sur les odeurs qui sont agréables et désagréables. Les chercheurs montrent que cette variation s’explique en grande partie par la structure moléculaire (41 %) et la préférence personnelle (54 %).

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« La préférence personnelle peut être due à l’apprentissage, mais elle peut aussi être le résultat de notre patrimoine génétique », explique M. Arshamian.

Parmi les odeurs que les participants devaient classer, la vanille était celle qui sentait le mieux pour tout le monde, suivie du butyrate d’éthyle, qui sent la pêche. L’odeur que la plupart des participants ont trouvée la moins agréable était celle de l’acide isovalérique, que l’on trouve dans de nombreux aliments, comme le fromage, le lait de soja et le jus de pomme, mais aussi dans la sueur des pieds.

Selon le Dr Arshamian, l’une des raisons possibles pour lesquelles les gens trouvent certaines odeurs plus agréables que d’autres, quelle que soit leur culture, est que ces odeurs ont augmenté les chances de survie au cours de l’évolution humaine.

« Nous savons maintenant qu’il existe une perception universelle des odeurs qui est régie par la structure moléculaire et qui explique pourquoi nous aimons ou n’aimons pas une certaine odeur », poursuit-il. L’étape suivante consiste à étudier pourquoi il en est ainsi en reliant ces connaissances à ce qui se passe dans le cerveau lorsque nous sentons une odeur particulière ».

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