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L’ADN contre le rock and roll

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L’ADN contre le « rock and roll

Le Real Madrid et Liverpool s’affrontent samedi à Paris pour désigner le vainqueur de la Ligue des champions 2021-2022 sans qu’aucun favori ne se détache.

PARIS, le 27 mai (Bénin Actu) –

Le Real Madrid et Liverpool se battront ce samedi (21h00) pour le titre de la Ligue des Champions 2021-2022, une finale qui accueille le Stade de France et qui est présentée de manière égale par la forme des deux équipes, protagonistes ces dernières années dans la compétition continentale supérieure.

Paris, qui a pris la place de Saint-Pétersbourg en Russie en raison de l’invasion de l’Ukraine, réunit à nouveau 41 ans plus tard dans la bataille pour l' »Orejona » l’équipe de Madrid et les « Rouges », qui totalisent à eux deux 19 coupes d’Europe, 13 et 6 respectivement. En 1981, alors au Parc des Princes, l’équipe anglaise, grâce à un but d’Alan Kennedy à la 82e minute, est sacrée championne au terme d’une rencontre plutôt terne, qui ne ressemble en rien à celle-ci, au vu des performances des deux équipes.

Le Real Madrid, les « rois » de la compétition, arrive en pleine ascension après une saison brillante, où ils ont déjà remporté la LaLiga Santander, et après l’un des parcours les plus passionnants de leur histoire en Coupe d’Europe, notamment au tour croisé, où ils ont à nouveau fait ressortir cet ADN dont on parle quand on joue la Ligue des champions.

Liverpool et le « rock and roll » footballistique dont Juergen Klopp les a imprégnés n’est pas à la hauteur. Déjà vainqueurs de deux FA Cups et deuxièmes en Premiership, à un point de Manchester City, ils cherchent à couronner une énorme saison au cours de laquelle ils n’ont perdu que trois matches, dont un en Ligue des champions (Inter 0-1), et sont devenus la deuxième équipe la plus titrée après le Milan avec sept titres.

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Une finale qui mesurera une fois de plus le potentiel de LaLiga et de la Premier League, les protagonistes également des demi-finales avec Manchester City et Villarreal, le championnat anglais tentant de défendre le titre de Chelsea et un replay de la finale 2018 à Kiev, avec une victoire 3-1 de Madrid, avec une mise en avant du gardien Loris Karius, qui a raté deux buts, et de Gareth Bale.

Aujourd’hui, l’équipe de Carlo Ancelotti rêve de la « quatorzième », la septième du XXIe siècle et la cinquième des huit dernières années, une série qui a commencé précisément avec le vétéran entraîneur italien, capable de tirer une fois de plus le maximum d’un groupe très expérimenté qui sait déjà ce que c’est que de gagner l' »Orejona » à quatre reprises.

Et cette expérience a été déterminante dans son parcours difficile et angoissant vers Paris, pour ne pas abandonner même lorsque les choses étaient très sombres. Il a été dans les cordes dans tous les croisements contre le PSG, Chelsea et City, et toujours, d’une manière ou d’une autre, avec différents protagonistes, il a trouvé la solution pour se relever et éliminer ses rivaux.

UN LIVERPOOL À GRANDE VITESSE

Mais Liverpool peut également se targuer d’être en pleine maturité sous la houlette de Klopp. Plus de la moitié de leurs titulaires de 2018 seront, sauf surprise, reconduits dans le XI, et huit au total le feront pour le titre 2019, l’un des nombreux remportés au fil des ans par une équipe qui ne veut pas se laisser intimider par le palmarès de ses adversaires, qu’elle cherchera à étouffer dans son pressing, son tempo élevé et sa verticalité constante.

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La finale se jouera entre deux styles clairement offensifs et avec deux équipes qui ont marqué 58 buts à elles deux dans cette édition (30 « rouges » et 28 « merengues »). Le Real Madrid ne va pas non plus renoncer à sa philosophie, même s’il s’attend à une équipe de Liverpool qui sera prête dès le début. Ancelotti a dû trouver le moyen de se débarrasser de la qualité de ses milieux de terrain et de trouver des espaces pour faire des dégâts avec la vitesse de Vinicius et le talent de Benzema.

L’ailier brésilien et le ‘9’ français, ‘pichichi’ du tournoi avec 15 buts, sont les menaces pour une défense ‘rouge’ fiable, mais qui peut payer les espaces laissés par les courses constantes et infatigables d’Alexander-Arnold et Robertson, l’un des plus grands dangers pour une défense madrilène qui devra élever son niveau par rapport à ses derniers matchs pour arrêter le trident formé par un Salah avec un désir de revanche, Mané et, surtout, un Luis Díaz qui a été la révélation de ces 2022.

Précisément, la menace du Colombien et l’intensité peuvent marquer le onze madrilène, où le principal doute d’Ancelotti réside entre Valverde, qui aiderait Carvajal dans cette facette et aussi le milieu de terrain, et Rodrygo et un 4-3-3 plus offensif. Klopp attend l’Achille de Thiago Alcántara pour pouvoir former son onze, mais il semble que l’hispano-brésilien arriverait de justesse et que sa place, en principe, reviendrait à Keita.

FICHE TECHNIQUE.

–… DES ALIGNEMENTS POSSIBLES.

LIVERPOOL : Alisson ; Alexander-Arnold, Van Dijk, Konaté, Robertson ; Keita, Fabinho, Henderson ; Salah, Mané et Luis Díaz.

REAL PARIS : Courtois ; Carvajal, Militao, Alaba, Mendy ; Valverde, Casemiro, Kroos, Modric ; Vinicius et Benzema.

–REFEREE : Clément Turpin (FRA).

-STADIUM : Saint-Dennis.

–HEURE : 21.00/La1 et Movistar Champions League.

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