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Le parti de M. Bukele affirme qu’il soutiendrait une nouvelle prolongation de l’état d’urgence.

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Le gouvernement salvadorien n’a pas exclu jeudi que les autorités prolongent cette mesure, imposée pour lutter contre une vague d’homicides.

PARIS, le 13 mai (Bénin Actu) –

Nouvelles idées, le parti du président du Salvador, Nayib Bukele, a avancé ce vendredi qu’il soutiendrait une nouvelle prolongation de l’état d’urgence, imposé pour combattre la vague d’homicides dans le pays d’Amérique centrale, après que le gouvernement n’a pas exclu jeudi de devoir prolonger la mesure.

Le chef du banc des idées nouvelles à l’Assemblée législative, Christian Guevara, a précisé qu' »il reste encore quelques jours » avant que la précédente prolongation de la mesure ne prenne fin, mais a assuré que si l’exécutif le demande, l’organe « sera heureux de l’analyser ». « Nous ne serrerons pas la main des criminels », a-t-il garanti.

M. Guevara, comme le rapporte le quotidien salvadorien El Mundo, a souligné qu’il n’y aura « ni pardon ni oubli » pour les crimes commis par les gangs, qu’il a qualifiés de « cancer de la société ». Avec celui qui est libéré, cette métastase recommence », a-t-il déploré.

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Il a ainsi évalué l’efficacité de l’état d’urgence dans le domaine des arrestations, qui ont dépassé jeudi 28 300, selon les données des autorités salvadoriennes.

Dans le même temps, Guevara a critiqué les partis d’opposition, Alianza Republicana Nacionalista (Arena) et Frente Farabundo Martí para la Liberación Nacional (FMLN), qui ont exprimé leur rejet des détentions arbitraires dans le cadre de l’état d’urgence.

« Je pense que la seule chose qu’ils ont faite est de s’interposer, de se ranger du côté des membres du gang, de leur envoyer un message politique », a-t-il déclaré, avant de souligner que les deux partis « font le pari que leurs électeurs fidèles seront les familles des maras, les familles des criminels, les familles des membres du gang ».

Pour sa part, le député d’Arena Rodrigo Ávila a estimé que, bien qu’il y ait eu de nombreuses arrestations, le régime d’urgence a été appliqué de manière « improvisée ».

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Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique du Salvador, Gustavo Villatoro, n’a pas exclu jeudi que les autorités salvadoriennes prolongent à nouveau l’état d’urgence. L’Assemblée législative a déjà approuvé une première prolongation, qui durera jusqu’au 25 mai.

Le gouvernement salvadorien a reconnu lundi la mort d’au moins onze personnes arrêtées dans le cadre de l’état d’urgence. Pendant cette période, le gouvernement salvadorien est habilité à suspendre certaines libertés et garanties pour faciliter le déploiement de l’armée et de la police dans les rues et dans les municipalités où les meurtres ont eu lieu.

Human Rights Watch (HRW) et la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) ont exprimé leur inquiétude quant à l’imposition de l’état d’urgence au Salvador, ce à quoi Bukele a répondu que ces organisations « défendent les membres des gangs ». Entre-temps, les Nations unies ont également exprimé leur inquiétude face à la vague d’homicides dans ce pays d’Amérique centrale.

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