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Le Royaume-Uni nie que les problèmes liés au protocole sur l’Irlande du Nord puissent entraver le dialogue sur Gibraltar.

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PARIS, 18 mai (Bénin Actu) –

L’Espagne et le Royaume-Uni ont signé un premier accord sur le statut de Gibraltar le 31 décembre 2020, mais un pacte plus large entre les autorités britanniques et l’Union européenne est toujours en attente, pour lequel huit séries de contacts ont déjà eu lieu.

« Il y a encore du travail à faire, mais nous avons fait beaucoup de progrès », a expliqué M. Elliot dans une interview accordée à Europa Press, dans laquelle il a souligné qu’il existe une « volonté très claire » des deux parties d' »avancer rapidement », malgré le fait qu’il n’y ait pas de date précise pour la conclusion des négociations – plusieurs délais ont déjà été dépassés.

L’ambassadeur a exclu que ce dialogue puisse être affecté par les frictions découlant du protocole sur l’Irlande du Nord, que Londres a promis de modifier « dans les semaines à venir » malgré les mises en garde de Bruxelles contre une modification unilatérale de l’accord.

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Elliot a expliqué qu’il ne s’agit pas de « jeter » le protocole mais de le « corriger » et a souligné que le gouvernement a déjà en sa possession un rapport du ministère public qui accrédite qu’il s’agit d’une démarche « légale », conforme au droit international, comme l’a défendu mardi devant la Chambre des communes la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss.

Comme Mme Truss, l’ambassadeur britannique en Espagne a déclaré que la priorité de Londres reste « une solution négociée » avec la Commission européenne. « Nous sommes totalement disposés à poursuivre le dialogue », a-t-il réitéré.

En fait, il a souligné que l’avertissement de Mme Truss concernant une réforme juridique imminente « n’est pas un ultimatum, ce n’est pas une menace ». Les deux parties, a-t-il ajouté, restent « amies » et « alliées ».

IL Y A DES « PROBLÈMES SUR LE TERRAIN ».

Elliot a justifié le fait que le même gouvernement qui a négocié le protocole pour éviter une « frontière dure » en Ulster veuille maintenant le revoir, car il considère que c’est ce que ferait toute administration « responsable » si elle détecte des « problèmes sur le terrain » dans la mise en œuvre des différentes mesures.

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En ce sens, il a préconisé de « préserver » les progrès réalisés après les accords du Vendredi Saint de 1998 et a reconnu le malaise des politiciens unionistes. Le parti unioniste démocratique (DUP) bloque la formation d’un gouvernement en Irlande du Nord dans l’attente de modifications du protocole.

M. Elliot a souligné que, « dans une mesure plus ou moins grande », tous les principaux partis nord-irlandais souhaitent une certaine modification, même s’il a reconnu les exigences particulières du DUP, qui a demandé à Londres d’agir le plus rapidement possible.

Le gouvernement britannique propose des changements pour, par exemple, garantir qu’il n’y ait pas d’obstacles au commerce de l’Irlande du Nord avec l’île de Grande-Bretagne, un effet secondaire du maintien de l’Irlande du Nord dans le marché commun de l’UE.

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