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L’envoyé spécial des Nations unies pour le Soudan a déclaré que l’absence de progrès entraînerait une « catastrophe humanitaire ».

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PARIS, le 25 mai (Bénin Actu) –

L’envoyé spécial des Nations unies pour le Soudan, Volker Perthes, a averti mardi lors d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU que l’absence de progrès sur le plan politique entraînerait une « catastrophe humanitaire » au Soudan.

« Il reste peu de temps aux Soudanais pour parvenir à une solution politique afin de forger une issue à cette crise », a-t-il averti, soulignant qu’il appartenait aux autorités soudanaises de créer un environnement propice au succès du mécanisme trilatéral, qui implique les Nations unies, l’Union africaine et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).

Selon un communiqué de l’ONU, M. Perthes a indiqué que les autorités soudanaises ont « libéré » 86 détenus à travers le pays et que la violence des forces de sécurité « a généralement diminué », bien que des violations se produisent encore.

Il a déclaré que si les autorités veulent instaurer la confiance, « il est temps que toute violence cesse », et a exhorté les autorités à « faire clairement savoir au public qu’elles soutiennent le dialogue comme seul moyen de parvenir à une solution politique ».

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Malgré cela, il a noté que les effets de l’instabilité politique, de la crise économique, des mauvaises récoltes et des chocs d’approvisionnement mondiaux ont un impact « désastreux » sur le pays. « Si une solution à l’impasse actuelle n’est pas trouvée, les conséquences se feront sentir au-delà des frontières du Soudan et pendant une génération », a-t-il ajouté.


M. Perthes a également déclaré que les autorités de Khartoum « ne peuvent pas agir seules » et a demandé un soutien pour améliorer la situation sécuritaire au Darfour, après les destructions et les déplacements à Kerenik et la poursuite des violences à Geneina entre le 22 et le 26 avril.

Cette violence au Darfour, a-t-elle dit, « a de nouveau mis en évidence les lacunes dans la capacité de l’État à assurer la sécurité et la protection des civils. » « Le risque d’une nouvelle flambée de violence reste élevé », a-t-il ajouté.

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En outre, il a indiqué que les autorités soudanaises ont fait des progrès significatifs dans la mise en place de la force conjointe de maintien de la sécurité au Darfour, comme le prévoit l’accord de paix de Juba pour la paix au Soudan.

En effet, un premier lot de 2 000 mouvements armés signataires achèvera sa formation ce mois-ci et sera déployé au Darfour Nord, Ouest et Sud. Il a également ajouté que, sur le plan humanitaire, les prix des denrées alimentaires de base ont augmenté de 15 % en avril par rapport à mars et restent supérieurs de 250 % aux prix respectifs en 2021.

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