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Les effets potentiels des traitements de la fertilité sur le développement des enfants disparaissent à l’adolescence

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PARIS, 28 juill. (Bénin Actu) –

De nouvelles recherches ont confirmé que les différences de croissance, de poids et de taux de graisse corporelle des enfants conçus grâce à un traitement de fertilité sont faibles et ne sont plus évidentes à la fin de l’adolescence.

L’étude menée par l’Université de Bristol (Royaume-Uni), publiée dans la revue « JAMA Network Open », visait à répondre à la question de savoir si le traitement de la fertilité est associé à la croissance, au poids et à la graisse corporelle de l’enfance au début de l’âge adulte.

Depuis la première naissance d’un enfant par fécondation in vitro (FIV), des questions ont été soulevées quant aux risques encourus par les enfants conçus de cette manière. Bien que des études antérieures aient montré un risque accru de faible poids à la naissance et de naissance prématurée chez les enfants conçus par des techniques de procréation assistée (PMA), on sait relativement peu de choses sur la croissance et la prise de poids à long terme.

L’étude, menée par un groupe de recherche international de la Cohort Collaboration on Assisted Reproductive Technology and Future Health (TRA-Health), a évalué si la conception par procréation assistée, qui implique principalement la FIV, était associée à la croissance, au poids et à la graisse corporelle de l’enfance au début de l’âge adulte.

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L’échantillon de données comprenait 8 600 enfants de l’étude Bristol Children of the 90s, une étude de santé de premier plan basée à Bristol qui a suivi 14 000 femmes enceintes et leur progéniture depuis 1991.

Les résultats de l’équipe montrent que les personnes conçues par PMA étaient, en moyenne, plus petites, plus légères et plus minces de la petite enfance au début de l’adolescence, par rapport à leurs pairs conçus naturellement. Cependant, les différences étaient faibles à tous les âges et diminuaient avec l’âge.

Le Dr Ahmed Elhakeem, chercheur associé principal en épidémiologie à la Bristol School of Medicine : Population Health Sciences (PHS) de l’Université de Bristol, et auteur principal de l’étude, déclare qu’il s’agit d’un « travail important ».

« Au cours des trois dernières décennies, la conception grâce à la thérapie antirétrovirale a augmenté. Au Royaume-Uni, un peu plus d’un enfant sur 30 a été conçu par TAR. On peut donc s’attendre à ce que, en moyenne, un enfant par classe d’école primaire ait été conçu de cette manière. Depuis la première naissance par FIV, des inquiétudes ont été soulevées quant aux risques encourus par les enfants conçus », souligne-t-il.

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« Les parents et leurs enfants conçus par TAR peuvent être rassurés : ils seront peut-être un peu plus petits et plus légers de la petite enfance à l’adolescence, mais il est peu probable que ces différences aient des conséquences sur la santé », dit-elle. Nous reconnaissons qu’il est important, alors que de plus en plus de personnes conçues par ART deviennent adultes, de continuer à explorer tout risque potentiel pour la santé à un âge plus avancé.

Peter Thompson, directeur général de la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA), rappelle que rien qu’au Royaume-Uni, « environ 1 couple sur 7 a des difficultés à concevoir, ce qui conduit chaque année environ 53 000 patients à suivre un traitement de fertilité (FIV ou insémination avec donneur). Les résultats de cette étude apporteront un soulagement à ces patients qui entrent en traitement dans l’espoir d’avoir un jour leurs propres enfants en bonne santé ».

Les chercheurs notent que des études portant sur des échantillons plus importants et sur des âges plus élevés sont désormais nécessaires. D’autres résultats, tels que les facteurs de risque cardiométabolique après un TAR, doivent également être étudiés.

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