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Les Gardiens de la révolution iraniens capturent deux pétroliers grecs dans les eaux du golfe Persique.

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PARIS, le 27 mai (Bénin Actu) –

Les Gardiens de la révolution iraniens ont saisi vendredi deux pétroliers grecs dans les eaux du golfe Persique, dans un contexte de tensions entre les deux pays après qu’Athènes a saisi un pétrolier iranien et transféré sa cargaison aux États-Unis à la demande de Washington.

L’armée iranienne a publié une déclaration confirmant la saisie, citant un certain nombre de violations, sans toutefois entrer dans les détails, selon le quotidien grec « Kathimerini ».

De son côté, le ministère grec des Affaires étrangères a indiqué qu’il était en contact avec l’ambassadeur d’Iran à Athènes concernant cette « saisie violente » de deux navires battant pavillon grec, qu’il a qualifiée de « piraterie ».

Le ministère des affaires étrangères a exigé la libération immédiate des navires et de leurs équipages, et a prévenu que ces événements auront des « conséquences particulièrement négatives » sur les relations entre Athènes et Téhéran, ainsi qu’entre l’Union européenne et l’Iran.

Neuf ressortissants grecs ont été confirmés comme membres de l’équipage des deux navires, mais les autorités grecques n’ont pas fourni d’autres informations sur les nationalités du reste de l’équipage à bord.

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Un responsable de la sécurité américaine a déclaré au journal, sous couvert d’anonymat, que les deux navires s’étaient apparemment approchés des eaux territoriales iraniennes, sans toutefois y pénétrer.

Selon cet employé, les deux navires ont également éteint leurs dispositifs de repérage, un geste qui a déclenché des signaux d’alarme, même s’il est vrai qu’aucun des deux n’a émis de signal d’avertissement ou d’appel de détresse.


Cet incident intervient dans le contexte des tensions entre Athènes et Téhéran après que la Grèce a saisi un pétrolier iranien et vendu sa marchandise aux États-Unis, un geste pour lequel la nation perse a menacé de prendre des « mesures punitives ».

La Grèce a annoncé jeudi qu’elle allait transférer le pétrole aux États-Unis à la suite d’une décision prise par un tribunal de première instance de Chalcidique, ce qui a incité Téhéran à qualifier d' »inacceptable » le fait que « la Grèce ait cédé aux pressions américaines ».

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Le « Pegas » a été intercepté en avril alors qu’il se dirigeait vers un terminal en Turquie pour avoir prétendument enfreint les sanctions imposées par l’Union européenne à la Russie en raison de son invasion de l’Ukraine. Il a ensuite été transféré au port de Karistos avec son équipage russe.

Les garde-côtes grecs ont ensuite affirmé que le navire avait récemment été rebaptisé « Lana » après avoir changé de propriétaire. Le premier propriétaire était Promsvyazbank – sous sanctions pour l’invasion de l’Ukraine – mais en mars, il est devenu TransMorFlot, le bénéficiaire étant le citoyen russe Jamaldin Pashaev, qui n’est pas sous sanctions.

Il s’est avéré par la suite que la cargaison contenait quelque 115 000 tonnes de pétrole iranien, ce qui a incité les États-Unis à exiger le transfert du brut dans le cadre des sanctions contre Téhéran, demande qui a finalement été acceptée par les autorités grecques.

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