Accueil L'International L’OTAN tient la Russie « responsable » de Buca et craint « d’autres massacres » dans...

L’OTAN tient la Russie « responsable » de Buca et craint « d’autres massacres » dans les zones encore occupées

76
0

Secrétaire général de l'OTAN Jesn Stoltenberg


Secrétaire général de l’OTAN Jesn Stoltenberg -/NATO/dpa

Suivez en direct les dernières nouvelles sur la guerre en Ukraine.

Demande instamment que des poursuites soient engagées contre les « crimes de guerre » commis contre des civils

BRUXELLES, 5 avr. (Bénin Actu) –

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, tient la Russie  » responsable  » du massacre de centaines de civils dans la ville ukrainienne de Buca et craint que  » d’autres massacres « ,  » d’autres exemples de crimes de guerre « , ne soient découverts dans les zones encore sous le contrôle des troupes russes.

M. Stoltenberg s’est présenté devant les médias pour donner un aperçu des questions qui seront abordées lors de la réunion des ministres des affaires étrangères de l’OTAN prévue mercredi et jeudi, qui fait suite aux « images horribles » captées à Bucha et dans d’autres endroits « contrôlés par les Russes jusqu’à il y a quelques jours ».

Le chef de l’OTAN a minimisé les allégations russes concernant la fabrication de ces meurtres, notant par exemple que « les satellites racontent la même histoire » que les autorités ukrainiennes et les gouvernements occidentaux et prévoyant qu’il pourrait y avoir d’autres atrocités.

« Attaquer et tuer des civils est un crime de guerre », a souligné M. Stoltenberg, qui a demandé une enquête sur ce qui s’est passé et s’est efforcé de traduire en justice « les responsables de ces atrocités ». À cet égard, il a souligné que les pays alliés collaborent aux enquêtes déjà en cours, notamment celle du Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

Lire aussi:  Israël affirme avoir empêché le Djihad islamique de recruter des membres et de commettre des attentats.

Sur le plan militaire, M. Stoltenberg a salué la « résistance » des forces armées ukrainiennes, qui « oblige » Moscou à modifier ses plans. Il a toutefois prévenu que le président russe Vladimir Poutine « ne renonce pas à ses ambitions » et que le retrait des troupes autour de Kiev ne peut être compris comme un retrait définitif.

Selon M. Stoltenberg, la Russie veut regrouper et équiper ses troupes avec davantage d’armes et de fournitures pour se concentrer sur les fronts orientaux et méridionaux, par exemple pour consolider un corridor terrestre entre la péninsule de Crimée et les zones du Donbas contrôlées depuis 2014 par les rebelles séparatistes.

En effet, à ce « stade crucial » de la guerre, la Russie viserait désormais à « occuper l’ensemble du Donbas ». Le politicien norvégien a déclaré aux médias à Bruxelles : « Nous avons une grande offensive devant nous ».

Les États membres de l’OTAN se sont engagés à apporter un « soutien supplémentaire » à Kiev, que ce soit dans le domaine militaire, humanitaire ou de la cybersécurité, mais M. Stoltenberg a souligné que l’accord ne prévoit toujours pas l’envoi d’avions ou de troupes au sol.

Lire aussi:  La ville chinoise de Shanghai souhaite revenir à la normale d'ici juin

Il estime que franchir cette étape reviendrait à déclencher une « guerre totale » entre la Russie et l’OTAN, ce qui entraînerait « plus de morts, plus de destruction ». Il estime que l’Alliance atlantique est « du bon côté de l’histoire » en imposant une « pression sans précédent » à Poutine et en aidant l’Ukraine tout en s’efforçant de prévenir une nouvelle escalade.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dimitro Kuleba, participera à la réunion de Bruxelles, à laquelle assisteront également des représentants de l’Union européenne, de la Géorgie, de la Finlande et de la Suède. Le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud y participeront par voie télématique, « car cette crise a des implications mondiales », selon les termes de M. Stoltenberg.

La réunion sera mise à profit pour annoncer une nouvelle aide à la Géorgie et à la Bosnie, en partant du principe qu' »il vaut mieux apporter un soutien plus tôt que plus tard ». M. Stoltenberg a noté qu’il s’agissait d’une « leçon » à tirer de la situation actuelle en Ukraine.

Article précédentUne mauvaise santé parodontale est également un facteur de risque d’anxiété ou de dépression.
Article suivantLe OnePlus 10 Pro 5G est désormais en vente en Espagne avec un appareil photo Hasselblad et un SUPERVOOC 80W à partir de 909 euros.