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M. Kuleba se rend à Bruxelles ce lundi, alors que les négociations de l’UE visant à sanctionner le pétrole russe sont dans l’impasse.

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Dimitro Kuleba, ministre ukrainien des affaires étrangères


Dimitro Kuleba, ministre des affaires étrangères de l’Ukraine – Kay Nietfeld/dpa-Pool/dpa

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BRUXELLES, 13 mai (Bénin Actu) –

Les ministres des affaires étrangères de l’UE rencontreront leur homologue ukrainien Dimitro Kuleba lundi, dans un nouveau signe de soutien à l’Ukraine face à l’invasion russe, mais alors que le débat sur les sanctions contre le pétrole russe reste ouvert.

Depuis plusieurs jours, l’UE s’efforce de finaliser un sixième train de sanctions qui imposerait un embargo sur les importations de pétrole brut russe, comme l’a proposé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Toutefois, les négociations sont bloquées par les demandes de la Hongrie et d’autres pays d’Europe de l’Est, qui souhaitent disposer de plus de temps pour couper les approvisionnements, de garanties qu’ils auront des alternatives au pétrole russe et d’investissements plus importants pour effectuer la transition.

Bien que plusieurs sources diplomatiques soient optimistes quant à l’approbation des sanctions dans les prochains jours et qu’elles nient catégoriquement que l’unité de l’UE-27 soit brisée, ce paquet de sanctions est celui dont la conclusion est la plus longue, étant donné la complexité de la mesure.

« L’unité est très claire, mais nous parlons des sanctions les plus coûteuses pour l’UE jusqu’à présent », a expliqué une source diplomatique, qui a insisté sur les complications liées à l’inversion de la dépendance énergétique de la Russie dans un court laps de temps.

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Pendant ce temps, d’autres sources diplomatiques insistent sur l’importance de l’unité européenne dans la réponse à la Russie et préviennent qu’aborder la question du pétrole séparément donnerait des ailes au Kremlin. « Nous ne voulons pas que quelqu’un crie victoire en raison d’un manque d’unité », a-t-il fait valoir.

La difficulté technique de ces sanctions a conduit les États membres à envisager l’option de scinder les sanctions et d’approuver d’abord celles qui font déjà l’objet d’un consensus, ce qui inclut des restrictions sur le cercle familial de Vladimir Poutine et le système bancaire russe. Cependant, plusieurs délégations jettent de l’eau froide sur cette possibilité et la considèrent comme la dernière option.

« Le paquet est un paquet. C’est aux États membres de décider s’ils veulent le diviser, mais il y a une cohérence que nous devons préserver et tout doit être approuvé ensemble », déclare un haut fonctionnaire de l’UE à ce sujet.

L’APPUI MILITAIRE À L’UKRAINE

Avant lundi, et coïncidant avec la visite de M. Kuleba, un accord politique sur un montant supplémentaire de 500 millions d’euros destiné à financer les livraisons d’armes à l’Ukraine est attendu, en signe de soutien durable à Kiev face à l’invasion de la Russie.

Ainsi, l’UE portera à 2 milliards d’euros les fonds destinés à l’armement de l’Ukraine en plein conflit, par l’intermédiaire de la Facilité européenne de soutien à la paix, qui serviront à envoyer « des véhicules blindés, des chars, de l’artillerie lourde et des munitions », comme l’a confirmé le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Josep Borrell.

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De même, l’idée que le conflit va durer longtemps gagne du terrain à Bruxelles, qui souligne la nécessité de s’adapter à une guerre de ces conditions dans laquelle il sera essentiel d’assurer le matériel et les fournitures militaires à l’armée ukrainienne.

La réunion de lundi comprendra une session avec des homologues des Balkans, à un moment où l’invasion russe rend cette région encore plus importante pour l’UE, compte tenu de la présence du Kremlin dans la région et du risque d’infiltration de l’instabilité dans ces pays.

La réunion sera l’occasion pour l’UE de souligner l’importance de s’aligner sur le bloc pour répondre à l’invasion de l’Ukraine, après que la Serbie se soit montrée réticente à approuver les sanctions européennes, comme l’ont fait les autres pays des Balkans.

L’adhésion de la Macédoine du Nord et de l’Albanie, deux pays qui espèrent que leurs négociations d’adhésion seront ouvertes avant l’été, après avoir été approuvées il y a deux ans mais bloquées en raison des différences historiques et culturelles supposées entre la Bulgarie et la Macédoine, sera également sur la table.

La Commission européenne et le Haut représentant ont fait pression sur Sofia pour débloquer la situation, soulignant que la crédibilité de l’UE dans la région est en danger et que la situation en Ukraine, qui a également demandé l’adhésion à l’UE et devrait rendre son avis en juin, rend les progrès sur la piste de Skopje et Tirana d’autant plus urgents.

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