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Une étude révèle une « association claire » entre la fibrillation auriculaire et la démence

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PARIS, 1er avr. (Bénin Actu) –

Pour les personnes atteintes de fibrillation auriculaire, l’un des troubles cardiaques les plus courants, le risque de démence est élevé. C’est ce que démontre une thèse de l’Université de Göteborg (Suède) basée sur une recherche en population.

La fibrillation auriculaire (FA), un trouble cardiaque fréquent chez les personnes âgées, se caractérise par des battements de cœur irréguliers et souvent rapides. Ces symptômes peuvent être chroniques ou aller et venir, et de nombreuses personnes souffrent de cette maladie sans en être conscientes.

On sait déjà que la FA est associée à un risque accru d’infarctus du myocarde, et l’infarctus du myocarde, à son tour, est connu pour aggraver le risque de démence. Cependant, le lien entre la FA et la démence sans accident vasculaire cérébral n’a pas encore été établi.

Lina Ryden, titulaire d’un doctorat en épidémiologie neuropsychiatrique de l’Académie Sahlgrenska de l’Université de Göteborg, a fondé sa thèse sur des données issues de vastes enquêtes de population connues sous le nom d’études de cohorte de naissance H70 de Göteborg (H70).

La recherche de Ryden comprend des données sur des personnes de 70 ans ayant subi un dépistage en 2000, qui ont été suivies jusqu’à l’âge de 82 ans pour savoir qui avait développé une démence, et sur des personnes de 70 ans ayant subi un dépistage en 2014. Ce dernier groupe a subi des examens IRM pour détecter les changements structurels dans le cerveau.

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« Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi le risque de démence est élevé chez les personnes atteintes de fibrillation auriculaire, même si elles ne subissent pas d’accident vasculaire cérébral. La démence peut être due, par exemple, à une altération de la circulation sanguine dans le cerveau, à des infarctus cérébraux silencieux, qui sont des lésions cérébrales visibles à l’imagerie cérébrale mais ne provoquant pas de symptômes typiques d’un accident vasculaire cérébral, ou au fait que la fibrillation auriculaire déclenche un processus inflammatoire qui augmente le risque de démence », explique M. Ryden.

Outre le risque élevé de démence et d’accident vasculaire cérébral, elle a constaté que les personnes atteintes de FA présentent plus souvent que les autres des infarctus cérébraux silencieux et de petits infarctus plus profonds dans la substance blanche du cerveau. Ces petits infarctus, ou lacunes comme on les appelle, peuvent être les signes d’une maladie cérébrale des petits vaisseaux.

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« Le fait que la FA provoque également des infarctus plus petits et plus profonds dans la substance blanche du cerveau peut signifier que la FA ne provoque pas seulement des accidents vasculaires cérébraux et des infarctus silencieux dus à des caillots sanguins qui migrent du cœur et se fixent aux vaisseaux du cerveau, mais que d’autres mécanismes qui provoquent un manque d’oxygène peuvent affecter le cerveau en cas de FA. Mais pour comprendre plus précisément comment la FA affecte le cerveau, il faut poursuivre les recherches », déclare M. Ryden.

Le traitement actuel de la FA vise principalement à atténuer les symptômes et à prévenir les accidents vasculaires cérébraux. Cependant, il est nécessaire de mieux comprendre quel est le meilleur traitement et quand il doit être appliqué pour réduire le risque de démence.

« Comme il n’existe pas aujourd’hui de traitement curatif de la démence, il est important de détecter et de traiter au mieux les facteurs de risque de la démence afin de prévenir l’apparition de la maladie en premier lieu », conclut M. Ryden.

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